Notre conception de la gouvernance : le (la) maire, le (la) président(e) de la communauté urbaine
Le modèle de la Table Ronde : une Gouvernance Collaborative
Notre image de la gouvernance intercommunautaire est celle de la Table Ronde. Autour de la table, la parole circule. Le cercle des participants est assis au même niveau dans une stricte égalité de traitement. Il n’existe pas de président en bout de table qui règne depuis un trône, mais un premier entre les pairs qui organise et coordonne.
Son autorité ne vient pas d’une supériorité, mais de sa capacité à animer un dialogue constant. Les décisions ne sont pas imposées d’en haut ; elles émergent d’une discussion où les intérêts de chaque territoire sont pris en compte pour le bien commun de la communauté urbaine toute en ayant en ligne de mire l’intérêt communautaire sans partition ni faction. Le Président agit comme un facilitateur.
Le Président de Communauté Urbaine : « Premier parmi les Égaux »
Dans une communauté urbaine, le président est donc un « premier parmi les égaux ». Son rôle ne se limite pas à un pouvoir hiérarchique : il repose sur sa capacité à collaborer et à fédérer les élus du conseil communautaire. Loin d’être un monarque absolu, il incarne une figure d’autorité morale et de coordination.
Un leadership basé sur le dialogue et l’écoute.
Élu par ses pairs, le président dirige les débats, représente l’institution et exécute les décisions collectives. Son influence est le fruit d’une habile médiation. Il doit :
– Créer un consensus : il arbitre les désaccords et rallie les élus autour d’un projet de territoire commun. Il crée des pactes de confiance locaux.
– Respecter les intérêts de chacun : il doit constamment trouver l’équilibre entre son rôle de leader et la prise en compte des avis des autres membres.
– Garantir l’harmonie : sa légitimité dépend de sa capacité à assurer que les décisions sont le reflet d’une volonté partagée, et non d’une autorité surplombante.
Cette posture de médiateur est essentielle pour maintenir la cohésion et l’efficacité de la communauté urbaine.
Vers un Nouveau Modèle de Gouvernance municipale
Cette approche peut s’étendre à la gouvernance municipale, où le maire devient également un « premier parmi ses pairs », c’est-à-dire les maires-adjoints, les conseillers municipaux délégués et les conseillers municipaux. Loin d’être un dirigeant solitaire, le maire est un chef d’équipe qui délègue, écoute et collabore avec les élus de l’exécutif pour mettre en œuvre les politiques publiques.
Pour renforcer ce modèle, plusieurs principes peuvent être envisagés :
– Rotation des responsabilités : pour diversifier les compétences et les perspectives, les postes de vice-présidents ou de maires-adjoints pourraient être attribués de manière tournante.
– Budgets participatifs : continuer à allouer une partie du budget à des projets choisis par les citoyens pour les impliquer directement dans la vie de la commune.
– Délégations de pouvoir renforcées : déléguer plus de responsabilités aux maires-adjoints et les conseillers délégués pour une gestion plus agile et plus responsable.
En adoptant ces principes, la gouvernance se transforme, passant d’un système hiérarchique et centralisé à une structure collaborative et participative, au service de l’intérêt général.